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Iñaki Yarza 

HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE ANCIENNE 

Introduction 

1. Origine et nature de la philosophie ancienne 

      Le terme de philosophie est attribué, d’après le témoignage d’Héraclide Pontique, à Pythagore qui, ayant été interrogé sur l’art dans lequel il se trouvait le plus à l’aise, il répondit qu’il n’en possédait aucun, qu’il n’était que philosophe, amateur de la sagesse. Indépendamment de la véracité de l’anecdote, il faut bien reconnaître qu’aussi bien le terme que le concept de philosophie ont été forgés par le peuple grec et écarter par conséquent l’opinion qui prétend lui accorder une origine orientale. L’état actuel des recherches historiques confirme la paternité grecque de la philosophie, en mettant un terme à une question qui a été largement débattue. Affirmer que l’origine de la philosophie est grecque ne signifie pas pour autant nier toute influence orientale sur sa naissance, mais soutenir que ces influences – à caractère surtout mathématique et astronomique et, de façon plus générale, à caractère pratique – ne diminuent en riel l’originalité du génie grec. 

      Mais cette originalité, en quoi consiste-t-elle ? Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau savoir qui fait son irruption pour la première fois sur la côte ionienne de la mer Egée et qui a eu des conséquences aussi importantes pour le développement de la culture occidentale ? Au départ – entre les siècles VIème et Vème avant le Christ – le terme philosophie a une signification assez générique et désigne toute activité intellectuelle, la culture comprise dans un sens rhétorique et littéraire. La signification spécifique que les Grecs nous ont transmise correspond plutôt à celle que Platon et Aristote lui ont attribuée plus tard. 

      En effet, c’est à eux que l’on doit la configuration de la philosophie comme une science possédant des caractéristiques déterminées, qui recueillait et précisait l’attitude originale des premiers présocratiques face aux choses. 

      Pour Platon la philosophie est la recherche de la sagesse, d’une sagesse qui est par elle-même illimitée, c'est-à-dire, un savoir absolu que Dieu seul possède ; ce qui appartient à l’homme est la recherche, le questionnement sur tout ce qui est réel : 

  •  

    Les nommer sages, Phèdre, me paraît un grand nom qui ne convient qu’à Dieu seul. Les appeler amis de la sagesse ou de tout autre nom semblable, leur serait plus seyant et mieux approprié.

  •  

    Platon, Phèdre, 278 c-d 

      Pour Aristote aussi le savoir philosophique a cette même caractéristique de totalité, d’intérêt pour toute la réalité sans aucune exclusion, ce qui la distingue des sciences particulières, qui se limitent à en expliquer des secteurs et des aspects partiels. 

      A côté de cette première caractéristique, on peut signaler deux autres, qui aident à délimiter de façon plus précise le concept grec de philosophie : 

     La première a trait à la méthode : la philosophie prétend être une explication purement rationnelle de cette totalité qui constitue son objet. Le philosophe ne se contente pas de décrire et de vérifier, il veut connaître les causes et les raisons, et parce que sa recherche concerne tout le réel, ces causes et ces principes devront être les premiers, ceux dont toutes les choses dépendent. C’est ainsi qu’Aristote s’exprime : 

  •  

    Ce que nous voulons établir ici, c'est que tout le monde entend par la sagesse à proprement parler la connaissance des premières causes et des principes.

  •  

    Aristote, Métaphysique, I, 1, 981 b 27 

      Le deuxième des raits principaux de la philosophie grecque est sa fin. La finalité est exclusivement théorique, contemplative, comme l’on déduit de cette autre citation d’Aristote : 

  •  

    Et qu'elle n'a pas un but pratique, c'est ce qui est évident par l'exemple des premiers qui se sont occupés de philosophie. Ce fut en effet l'étonnement d'abord comme aujourd'hui, qui fit naître parmi les hommes les recherches philosophiques. Entre les phénomènes qui les frappaient, leur curiosité se porta d'abord sur ce qui était le plus à leur portée ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils en vinrent à se demander compte de plus grands phénomènes, comme des divers états de la lune, du soleil, des astres, et enfin de l'origine de l'univers. Or, douter et s'étonner, c'est reconnaître son ignorance. […] Si donc on a philosophé pour échapper à l'ignorance, il est clair qu'on a poursuivi la science pour savoir et sans aucun but d'utilité. Le fait eu fait foi : car tout ce qui regarde les besoins, le bien-être et la commodité de la vie était déjà trouvé, lorsqu'on entreprit un tel ordre de recherches. Il est donc évident que nous ne cherchons la philosophie dans aucun intérêt étranger ; et comme nous appelons homme libre celui qui s'appartient à lui-même et qui n'appartient pas à un autre, de même la philosophie est de toutes les sciences la seule libre; car seule elle est à elle-même son propre but.

  •  

    Aristote, Métaphysique, I, 1, 982 b 11-28 

      La philosophie est donc une science libre, dans ce sens qu’elle ne poursuit aucune utilité pratique, ne cherche aucun avantage, aucun profit en dehors de la connaissance même, de satisfaire le désir naturel de savoir qui est propre à tous les hommes : 

  •  

    Tous les hommes ont un désir naturel de savoir.

  •  

    Aristote, Métaphysique, I, 1, 980 a 1 

      Que la philosophie n’a pas son origine en elle-même, qu’elle ne surgit pas de façon spontanée semble être démontré par le fait qu’elle n’est pas un patrimoine commun à toutes les cultures ; au moins la philosophie réunissant les caractéristiques qui ont été signalées. Sa naissance se situe géographiquement sur la côte de l’Asie Mineure, dans les colonies grecques de l’Ionie. En effet, trois hommes de Milet, Thalès, Anaximandre et Anaximène, sont les premiers philosophes dont nous avons connaissance. C’est Aristote qui a récupéré une fois pour toutes les Ioniens pour l’histoire de la philosophie ; en premier lieu, parce que leurs recherches visaient le tout, le principe suprême. Se poser des questions sur le tout, aspirer à connaître tout, c’est la même chose que s’interroger sur le principe premier et unificateur de toute la réalité. 

      Aristote mentionne avant eux et comme étant leurs prédécesseurs les poètes-théologiens – Homère, Hésiode, les orphiques, etc.- qui proposaient ne explication mythologique et fabulée de l’univers, à la différence des Ioniens qui, tout en conservant en partie des éléments irrationnels et mythiques, essaient une explication rationnelle. 

      Finalement, que leur recherche a été motivée par le seul désir de connaître, le montre non seulement l’objet même de leurs réflexions mais aussi toute la tradition ancienne, toujours désireuse de souligner cette caractéristique dans les références personnelles qu’elle nous a transmises concernant les anciens philosophes. 

      Au fond, ce qui pour Aristote est déterminant à l’heure de situer l’origine de la philosophie dans ces trois auteurs, ce n’est pas tellement le contenu de leurs réponses mais leur attitude vis-à-vis de la réalité, leur conviction que la réalité a une structure fondamentale intelligible qu’il faut essayer de déchiffrer si l’on veut atteindre le savoir au sens le plus noble. 

      Pourquoi il y en a-t-il été ainsi ? Quelle a été la cause qui fit de l’Ionie le berceau de la philosophie ? Essayer de donner une réponse précise semble être excessivement risqué ; mais sans aucun doute des conditions socio-économiques favorables à la naissance de la philosophie se sont réunies dans ces contrées : une liberté due à des formes politiques particulières, une activité commerciale intense avec le bienêtre matériel qui en découle, une floraison d’activités artistiques et scientifiques, etc. Plus tard le centre géographique de la philosophie s’est déplacé vers d’autres colonies e à Athènes. 

      Finalement et pour conclure on pourrait souligner la valeur permanente de la nouvelle science, la philosophie, telle qu’elle apparaît dès ses origines grecques. L philosophie grecqe en tant que telle –indépendamment de ses affirmations concrètes – n’appartient pas à une époque de la civilisation déjà dépassée, mais elle constitue le départ d’un savoir différent des mythes et des religions, un savoir rationnel qui se penche sur la réalité entière et dont la fin est connaître pour connaître, pour contempler. « On peut dire que la façon selon laquelle la philosophie a été envisagée par les Grecs est toujours la seule façon possible de l’envisager, c'est-à-dire, la seule façon de lui garder une autonomie, une raison d’exister, sans la réduire à d’autres formes de savoir » (E. Berti). 
 

2. Mythe et Logos 

      Dans son essai d’exposer la nouveauté des caractéristiques du savoir philosophique, Aristote fait recours à la comparaison avec d’autres formes de savoir, dont les mythes. Pour lui il y a entre les deux types de connaissance une coïncidence importante, à savoir que les deux ont comme point de départ l’émerveillement : seule la reconnaissance de sa propre ignorance avec l’émerveillement qui s’en suit devant les phénomènes du monde ouvre la voie et à la philosophie et à l’acceptation du mythe. 

  •  

    Ce fut en effet l'étonnement d'abord comme aujourd'hui, qui fit naître parmi les hommes les recherches philosophiques. Entre les phénomènes qui les frappaient, leur curiosité se porta d'abord sur ce qui était le plus à leur portée ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils en vinrent à se demander compte de plus grands phénomènes, comme des divers états de la lune, du soleil, des astres, et enfin de l'origine de l'univers. Or, douter et s'étonner, c'est reconnaître son ignorance.. Voilà pourquoi on peut dire en quelque manière que l'ami de la philosophie est aussi celui des mythes ; car la matière du mythe, c'est l'étonnant, le merveilleux.

  •  

    Aristote, Métaphysique, I, 2, 982 b 18-19 

      En même temps, il y a aussi pour Aristote une différence fondamentale qui sépare ces deux modalités du savoir, car la philosophie prétend être un savoir scientifique, rationnel, démontré, alors que le mythe, tout en s’occupant lui aussi de l’origine de la réalité dans sa totalité, est un savoir fabulé, imagé, qui ne peut pas donner raison de sa vérité. Par là Aristote se place au sein d’une tradition critique envers les mythes – tradition initiée déjà par Xénophane (565-470 avant le Christ) et qui était toujours en vigueur du temps d’Aristote – qui les oppose et les évalue par rapport au savoir scientifique, à la raison – le logos – rigoureuse. Le mythe devient alors le synonyme de l’imaginaire, du non vrai, du fantastique, une façon de savoir propre de l’enfance de l’humanité, antérieure à la naissance de la connaissance philosophique. 

      Les mythes auxquels Aristote fait allusion sont principalement ceux qui sont transmis par Homère dans l’Iliade et l’Odyssée et par Hésiode dans sa Théogonie et dans Les travaux et les jours, en plus de ceux qui ont été transmis par la tradition orphique et les cultes mystériques. Il est important de faire remarquer le rôle de premier ordre de l’epos homérique dans la formation de la culture du peuple hellénique : la religion officielle des Grecs, beaucoup de leurs catégories morales, leur conscience nationale et l’origine même de la spéculation philosophique dépendent de lui dans une certaine mesure. Et il ne manque pas d’intérêt que ce soit précisément la tradition critique, à laquelle Aristote appartient, qui ait transmis à la culture occidentale l’univers religieux homérique, après l’avoir désacralisé et démystifié. 

      D’autre part, on doit signaler que les critiques que les philosophes font aux récits mythiques s’adressent surtout à leur façon de présenter le monde des dieux, sans rejeter pour autant leur contenu le plus profond. Ces critiques sont, plutôt que l’expression d’une conscience athée ou agnostique, une manifestation claire d’une conscience religieuse plus rigoureuse et exigeante, qui se fait de Dieu ne idée de plus en plus élevée. 

      La configuration de la philosophie en tant que science suppose bien un processus de maturation intellectuelle, de croissance intérieure de l’homme et du peuple grecs ; mais ce processus ne permet pas d’opposer radicalement le mythe au logos. Cette opposition nous apparaît aujourd’hui comme étant un peu forcée, comme un topique né plus à cause de la mentalité rationaliste du XIXème siècle que par la réalité des faits. Logiquement, dès que l’on identifie vérité et science, n’importe quelle autre forme de savoir ne peut plu être admise. 

      La sensibilité culturelle actuelle est bien différente et, paradoxalement, le risque qu’il faut éviter est justement le contraire, l’exaltation de tout savoir a-rationnel, face à la perte de prestige, voire du mépris envers tout type de savoir théorique qui prétende se présenter comme étant rigoureux et certain. Il semblerait donc que la façon la plus juste de comprendre le mythe devrait se situer entre les deux extrêmes. Plutôt que l’interpréter dans un sens réductif, c'est-à-dire, comme une fiction ou une fable, il faut comprendre le mythe – comme le font les sociétés archaïques – comme étant l’expression des vérités primordiales sur le monde et sur l’homme, comme une histoire sacrée et vraie qui n’est pas destinée à combler une curiosité scientifique mais à faire revivre une réalité originaire. Il y a certainement dans le mythe de la fantaisie, « quelque chose d’irréel, de plus mousseux et mou que la réalité dure et prosaïque ou que les vérités formulées de façon abstraite. Mais le mythe n’est pas que cela. C’est aussi logos, idée, message. Le mythe sans le logos serait comme un corps sans âme, un cadavre » (M. Guerra). Le mythe prétend donner une réponse aux questions les plus inquiétantes et profondes qui concernent l’homme et que la raison ne peut souvent atteindre. Mais plutôt qu’une réponse préscientifique le mythe suppose une proposition supra-scientifique, dans la mesure où il transcende la vision technico-scientifique du monde et de l’homme tout en s’harmonisant avec elle. Le mythe suppose presque toujours un effort, peut-être le plus adéquat, pour connaître ce qui est inconnaissable. C’est pour cela que la naissance de la philosophie n’entraîne pas la mort du mythe, qui survit chez les figures principales de la pensée grecque et, pourrait-on dire, survit encore dès nous jours, mais avec une apparence extérieure bien différente de celle des mythes homériques. 
 

3. Division de la philosophie ancienne 

      La philosophie grecque commence sa longue navigation au VIème siècle avant le Christ et la finit en 529 après le Christ, lorsque l’empereur Justinien interdit l’enseignement des païens. Dans ces onze siècles d’histoire on peut distinguer, du point de vue de l’histoire de la philosophie, six périodes : 

  1. La période présocratique, caractérisée par le problème cosmologique : quel est le principe de toutes les choses ? Comment l’univers apparaît-il et est généré ? Ce sont les philosophes que nous pouvons appeler, en suivant une terminologie qui est déjà présente chez Aristote, Physiques ou naturels : les Ioniens,
    1.  
      1. Les Ioniens
      2. Les Pythagoriciens
      3. Les Éléates
      4. Les Pluralistes
  2. Avec les sophistes le problème du cosmos passe à un second plan et l’homme occupe le centre de la spéculation ; à cette période humaniste appartient aussi Socrate.
  3. Platon et Aristote supposent un enrichissement décisif de la philosophie, aussi bien par la profondeur de leur pensée que par la diversité des sujets abordés. Avec eux, et spécialement avec Aristote, les différents secteurs de la philosophie prennent forme.
  4. On peut souligner sous l’appellation de l’hellénisme une tendance remarquable à l’éclecticisme ainsi que trois grands courants de la pensée :
    1.  
      1. Le stoïcisme
      2. L’épicuréisme
      3. Le scepticisme
  5. A l’âge impérial le courant philosophique le plus fécond plonge ses racines dans le platonisme, marqué par une forte coloration religieuse qui est par ailleurs commune à toute la spéculation philosophique de cette période. On distingue habituellement deux étapes et un courant qui vient s’ajouter, issu du pythagorisme :
    1.  
      1. Le medio-platonisme
      2. Le néo-pythagorisme
      3. Le néoplatonisme
  6. Finalement, quoique contemporaine du medio-platonisme et du néoplatonisme, la première pensée chrétienne, occupée pendant les premiers siècles de notre ère à interpréter la foi révélée en se servant des catégories philosophiques du moment, pour pouvoir la comprendre plus profondément, défendre son originalité et la rendre plus à la portée de l’environnement culturel hellénique et païen.
 
 

4. Finalité  de l’étude historique 

      Avant de conclure cette introduction, il conviendra examiner l’opportunité d’une étude de la pensée des philosophes anciens. Quel est le profit que l’on peut attendre de la connaissance de leurs doctrines ? A partir de la conception de la philosophie qui a été décrite comme recherche de la vérité, l’étude de son histoire n’a de sens que si elle est envisagée dans la même perspective, c'est-à-dire, comme la recherche dans le passé de ce qui a de la valeur aussi pour le présent. Une histoire de la philosophie qui ne serait pas une recherche de la vérité n’aurait de l’intérêt que pour l’érudit ou pour l’antiquaire. Thomas d’Aquin l’exprimait ainsi : 

  •  

    L’étude de [l’histoire de] la philosophie n’est pas fait pour savoir ce que les hommes ont pensé, mais comment ont-ils atteint la vérité des choses.

Thomas d’Aquin, In I de cœlo 

      Avant lui Aristote avait dit que la philosophie, la recherché de la vérité, est une entreprise collective: 

  •  

    La science qui a pour objet la vérité, est difficile sous un point de vue, facile sous un autre. Ce qui le témoigne, c'est qu'il est impossible que personne atteigne complètement la vérité, et que tout le monde la manque complètement. Chaque philosophe explique quelque secret de la nature. Ce que chacun en particulier ajoute à la connaissance de la vérité n'est rien sans doute ou n'est que peu de chose ; mais la réunion de toutes les idées présente d'importants résultats.

Aristote, Métaphysique, II, 1, 992 a 30 – b 4 

      C’est celle-là la fonction de l’histoire de la philosophie, proposer la pensée des philosophes pour qu’elle nous aide dans notre recherche de la sagesse. Il ne s’agit donc pas d’une conception classiciste de l’histoire de la philosophie ancienne, qui réduirait celle-ci à un ensemble de théorèmes et de proposition structurés rigidement et considérés comme le sommet de la pensée humaine, la solution définitive à tous les problèmes philosophiques. Ne serait pas non plus valable l’attitude historiciste, qui prétend qu’aucune vérité ne survit à l’histoire et que par conséquent la philosophie grecque, parce qu’elle serait l’expression de la pensée humaine à un moment historique déterminé, aurait été définitivement dépassée : tout ce que ‘on pourrait en faire serait d’essayer de la reconstituer le plus fidèlement possible, comme on restaure une sculpture endommagée par les siècles. 

      A l’écart de ces deux attitudes, nous devons envisager l’étude de la philosophie ancienne avec la conviction de pouvoir y trouver de nombreuses vérités que le passage du temps ne peut pas invalider, ainsi que de nombreuses erreurs dont la connaissance nous sera utile : 

  •  

    Il est donc juste d'avoir de la reconnaissance non-seulement pour ceux dont on partage les opinions, mais pour ceux-là même qui ont traité les questions d'une manière un peu superficielle ; car eux aussi ont contribué pour leur part. Ce sont eux qui ont préparé par leurs travaux l'état actuel de la science.

Aristote, Métaphysique, II, 1, 993 b 11-14 

      Atteindre cette fin suppose de prendre au sérieux la pensée des autres, c'est-à-dire, la traiter justement comme de la pensée qui, pour demeurer pensée et ne pas devenir une formule froide sans autre sens que celui des mots de l’énoncé, doit prendre vie dans notre intelligence, être repensée en respectant en même temps et dans la mesure de possible son originalité et son objectivité.

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